BBC News : Librarians 'suffer most stress'

Une étude anglaise a évalué quel était le travail le plus stressant. Chirurgien ? Broker ? Non, c’est bibliothécaire ! Ces pauvres malheureux se sentent oppressés par leurs rayonnages de livres, estiment qu’ils ne sont pas utilisés à la hauteur de leurs capacités et ne voient pas de possibilités d’évolution dans leur carrière. De mon expérience, les bibliothécaires aiment surtout se plaindre. Mais ils n’abandonneraient pas leur boulot pour un autre…

6 commentaire

  1. 20/01/2006Nicolas says:

    Merde alors, se plaindre, nous? C’est vrai que j’ai l’impression de ne pas arrêter de casser les palmes à mon bourgmestre chaque fois que je le vois…mais quand même,mes plaintes portant toujours sur le même sujet (manque de place et ras-le bol de travailler seul), il lui suffirait d’être clair : soit il rencontre mes demandes, soit il m’annonce franchement que la bibliothèque, elle est très bien comme ça et qu’il ne compte pas améliorer le service (plutôt que de me répondre ‘pas de sous’ alors que je vois bien qu’il investit dans d’ôtres services communaux…). Dans les deux cas, je serai satisfait…et j’arrêterai de les lui briser…
    Par ailleurs, c’est vrai que quand je me retrouve en formation avec des confrères, j’entends beaucoup de plaintes : ‘et mes collègues ci, et mon chef là et les lecteurs, quelle bande d’exigeants et souvent désagréables en plus, et la communauté française qui n’arrête pas de nous demander des rapports et mon échevin qui veut toujours que je fasse des animations pour avoir sa photo dans ‘Vers l’avenir’…Souvent, ça m’énerve because ils n’ont pas l’air de se rendre compte de la chance qu’ils ont de faire ce boulot-là…C’est loin d’être l’usine quand même!

  2. 20/01/2006François says:

    Salut Nicolas,

    Je comprends parfaitement ton ras le bol. J’ai la chance de travailler dans une commune qui a compris l’importance de la culture et injecte beaucoup d’argent dans la bibliothèque. Mais j’ai rencontré assez de bibliothèques délaissées par le pouvoir communal pour imaginer ta situation. Comme tu l’avais compris, je parlais des bibliothécaires (dont je fait bien entendu partie) qui adorent se plaindre entre eux de leurs lecteurs, chefs et autres contrariétés quotidiennes. Mais qui ne changeraient pas de métier pour tout l’or du monde.
    Et avoue que bibliothécaire comme métier « élu » le plus stressant de la société anglaise, c’est quand même assez curieux.
    Bon courage avec ton bourgmestre. Rappelle lui, que tes lecteurs sont des électeurs et que s’ils sont mécontents, c’est via les élections qu’ils vont s’exprimer.

  3. 20/01/2006Nicolas says:

    Tout n’est pas si noir ici…c’est juste que depuis quelques temps les investissements vont dans d’autres secteurs (dont le centre culturel local, ce qui est quand même positif) et que je peux très bien le comprendre si on me le dit clairement…plutôt que de me répondre ‘ah si on avait des sous, on le ferait tu sais…’
    Fin des plaintes bibliothéconomiques.

  4. 27/05/2006Caro says:

    Bonjour,

    Je travaille en bibliothèque universitaire

    Le bruit des salles épuise les collègues qui doivent passer le plus de temps en salle. Faire la chasse aux portables ou aux joueurs de carte est un travail permanent qui fait s’exposer aux railleries et aux insultes (“pute” étant l’injure la plus courante… ). Les magasiniers ne veulent plus ranger les salles, parce qu’ils doivent recommencer à peine fini. Est-ce que je dois taire les restes de sandwichs qu’on trouve un peu partout, les vols et dégradations, ou autres extrêmes… (carrels vidéos et toilettes transformés en baisodrome par nos chères têtes blondes qui ne savent pas où le faire ailleurs, vigiles dans les BU où il y a eu des agressions contre le personnel…)? Sinon ça fait celle qui n’arrête pas de se plaindre ? C’est pas l’usine ? c’est tout ce que tu as trouvé pour défendre ton job ? Les bibliothécaires n’arrêtent pas de râler ? Hé bien tant mieux je continue ! Je ne vois pas pourquoi je devrais me censurer ! Et moi je veux bien changer de boulot !
    1 – Non, mes compétences ne sont pas reconnues
    2 – les possibilités d’évolution sont quasi nulles
    3 – je suis sous-payée et je ne m’en sors pas financièrement
    4 – oui, les lecteurs sont désagréables
    5 – Oui mon boulot me stresse !
    6 – les biliothécaires n’arrêtent pas de se plaindre, et bien ils ont raison !

  5. 27/05/2006François says:

    Bonjour Caro,

    Vu la situation que tu décris, tu as bien raison de te plaindre. Je découvre chaque jour que la situation est bien différente en bibliothèque universitaire et publique.
    J’ai une amie qui travaille à la bibliothèque de l’Université Libre de Bruxelles. Ils ont eu deux agressions récemment. Un bibliothécaire qui s’est fait frapper pour avoir demandé le silence et une bibliothécaire qui a reçu un coup de sac pour avoir demandé une amende de quelques Euros pour un retard de remise de livre. Dans le deuxième cas, la coupable à été exclue de l’université. J’avoue que je ne comprends pas ces gens qui compromettent leurs études par ce genre de comportement.
    La direction de ton université ne veut pas poser des gestes pour vous aider ? Je comprends que tu veuille aller voir ailleurs. Je te conseille les bibliothèques publiques. Ca te changera des enfants gâtés des universités.
    En me relisant, je me dis (comme souvent) que je n’ai pas été très subtil dans mon texte. Le fond de ce que je voulais dire est que malgré des situations quelquefois difficiles, le travail de bibliothécaire reste souvent une passion. Un peu comme des urgentistes qui passent leur journée dans les drames, le stress et la violence mais ne changeraient pas pour un poste plus tranquille.
    J’espère que tu trouvera ton bonheur ailleurs. Si tu veux des infos sur les bibliothèques belges, n’hésite pas.

  6. 16/03/2007Twilight says:

    “Je te conseille les bibliothèques publiques. Ca te changera des enfants gâtés des universités.”

    Excellente suggestion. En sus des enfants gâtés tout court et de tout âge (de 7 à 77 ans d’après mon expérience) persuadés que tout leur est dû, possibilité sera ainsi offerte d’être confrontée à des individus ivres, insultants et parfois violents.
    Bonne chance.

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